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  • : On ne naît pas journaliste, on le devient ! A 25 ans, diplômée de l’IUT de journalisme de Tours, je n’en suis qu’à mes premiers pas. Ce blog, créé il y a 3 ans, est un brouillon, un terrain d’expérimentation. J’espère qu’il est utile à ceux qui le lisent, qui aimeraient suivre mes pas, et que j’encourage. La profession est en pleine mutation. C’est, selon moi, ce qui rend cette période si intéressante, au-delà de la mission - si sérieuse et si essentielle - de la transmission de l’information.
  • : 27/11/2006
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Désir d'apprendre

Ecoles de journalisme publiques reconnues par la profession :

  • Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Cuej-Strasbourg III)
    11 rue du Maréchal Juin, BP 13, 67043 Strasbourg cedex
    Tél. 03 88 14 45 34 - Fax. 03 88 14 45 35
    http://cuej.u-strasbg.fr/
  • Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Celsa-Paris IV)
    77 rue de Villiers, 92200 Neuilly
    Tél. 01 46 43 76 76 - Fax. 01 47 45 66 04
    www.celsa.fr
  • Ecole de journalisme et de communication de Marseille (EJCM)
    21 rue Virgile Marron, 13005 Marseille
    Tél. 04 91 24 32 00 - Fax. 04 91 48 73 59
    www.ejcm.univ-mrs.fr/
  • Institut de la Communication et des Medias (ICM-Grenoble III)
    11 avenue du 8 mai 1945, 38130 Echirolles
    Tél. 04 56 52 87 41 - Fax. 04 56 52 87 10
    www.u-grenoble3.fr
  • Institut Français de Presse (IFP-Paris II)
    92 rue d’Assas, 75006 Paris
    Tél. 01 44 41 57 94
  • Fax. 01 44 41 59 49
    www.u-paris2.fr/ifp/
  • Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA-Bordeaux III)
    1 rue Jacques-Ellul, 33080 BORDEAUX
    Tél. 05 57 12 20 21 - Fax. 05 57 12 20 81
    www.ijba.u-bordeaux3.fr/
  • IUT de Lannion
    BP 150, 22302 Lannion Cedex
    Tél. 02 96 48 57 81 - Fax. 02 96 48 57 80
    www.iut-lannion.fr
  • IUT de Tours
    29 rue du Pont-Volant, 37023 Tours cedex
    Tél. 02 47 36 75 63 - Fax. 02 47 36 76 18
    www.iut.univ-tours.fr/


Ecoles de journalisme privées reconnues par la profession :

  • Centre de formation des journalistes (CFJ-Paris)
    35 rue du Louvre, 75002 Paris
    Tél. 01 44 82 20 00 - Fax. 01 44 82 20 02
    www.cfpj.com/
  • Ecole de journalisme de Toulouse (EJT)
    31 rue de la Fonderie, 31068 Toulouse cedex
    Tél. 05 62 26 54 19 - Fax. 05 61 53 50 97
    www.ejt.fr/
  • Ecole supérieure de journalisme (ESJ-Lille)
    50 rue Gauthier de Châtillon, 59046 Lille cedex
    Tél. 03 20 30 44 00 - Fax. 03 20 30 44 94
    www.esj-lille.fr
  • Institut pratique de journalisme (IPJ-Paris)
    24 rue Saint-Georges, 75320 Paris Cedex 09
    Tél. 01 72 74 80 00 - Fax. 01 72 74 80 01
    www.ipjparis.org/

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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 14:40


Une amie, sur Facebook : "Un citoyen colérique : "Oui, les journalistes sont partiaux, jamais objectifs !!!"... Deux minutes plus tard, le même homme s'offusque parce que je refuse de signer sa pétition anti-LGV : "Vous êtes citoyenne ou pas?"... Cela m'a fait sourire, mais ce n'est qu'une illustration de la mauvaise compréhension qu'ont les gens du métier de journaliste, et des devoirs rattachés à ce métier.


Deux textes fondateurs 
Selon la Charte des devoirs professionnels des journalistes français (1918, révisée en 1038), un journaliste, digne de ce nom :
-  ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
-  ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
-  n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
-  revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ; (...)
Cette Charte a été adoptée dès 1918 par le SNJ, ainsi que par les autres syndicats et, implicitement, par l’ensemble des journalistes français. On enseigne notamment ces grands principes dans les écoles de journalisme.

Un autre texte fait aussi référence à ces devoirs que le journalisme se doit d'accomplir. Il s'agit d'un texte adopté en 1971, à Munich, par les représentants des fédérations de journalistes de la Communauté européenne, de Suisse et d’Autriche, ainsi que de diverses organisations internationales de journalistes : la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, qui indique que les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont de :
- respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
- s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
- ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
- refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
(...) le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

Les journalistes, interdits de manifestations ?
Ce sont là quelques-uns des grands principes de déontologie du journalisme, sur le sujet qui nous intéresse (il y en a bien d'autres). On voit bien, selon ces principes, que le journaliste ne doit pas être partial, ni défendre au travers de son travail une cause plutôt qu'une autre, ni servir ses convictions politiques.
Chaque entreprise de presse peut aussi ajouter à ces textes une charte de déontologie qui lui est propre. Ainsi, celle de Radio France International (RFI) demande également à ses journalistes de ne participer à "aucune manifestation qui, par sa nature ou par la rétribution proposée, porterait atteinte à l'image de la profession et de RFI en particulier". Il faut aussi "veiller à ne pas établir de relations qui relèveraient de la connivence ou de la complicité avec les responsables de tous pouvoirs, de tous partis ou organisations." Les associations militantes en font partie. Impossible donc de signer une pétition, de participer publiquement à une manifestation, etc.

A propos de l'indépendance financière
J'aimerais aussi revenir sur un article que je considère très important, de la déclaration des droits des journalistes (Munich, 1971) : "En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique."
Ce droit en particulier a été rédigé pour que les journalistes ne soient pas contraints - pour vivre - d'accepter des petits cadeaux (ou pots-de-vin), ni de verser dans la publicité ou la propagande pré-citée. Le journaliste devrait être assez à l'aise financièrement pour pouvoir vivre de son travail, de façon à garantir son indépendance. C'est là que le bât blesse : comme ce n'est pas toujours le cas, et avec la précarisation de la profession, c'est la porte ouverte à quelques dérives...
Mais il ne faut pas mettre tous les journalistes dans le même panier. La plupart d'entre eux ont une conscience professionnelle, et plutôt que de manquer à leurs devoirs, ils exercent simplement, à côté de leur métier, un job alimentaire qui n'a rien à voir, et qui n'interfère en rien dans leur intégrité.




Les textes français :
- Lire la Charte des devoirs professionnels des journalistes français
- Lire la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

Et pour voir ce qui se fait ailleurs (Belgique et Québec) :
- Un dossier intitulé Journalisme, déontologie et engagement politique (PDF), par l'Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique (AGJPB)
- Un article du 5 février 2007 de Gabrielle Lefebvre (AGJPB) sur "Ce qui nous rassemble, la déontologie"
- Le code de déontologie des journalistes membres de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec)
Par Maude ML - Publié dans : Médias - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 12:05
Il couvrait une manifestation contre les violences policières pour le grand quotidien Le Monde, cela lui a valu une arrestation et près d'une dizaine d'heures en garde à vue. C'est ce qu'annonce lemonde.fr aujourd'hui, dans un article intitulé "Un journaliste stagiaire du "Monde" placé en garde à vue".

"J'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire: “Toi aussi, tu viens avec nous”. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas. Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de "sales gauchos"." Voici ce que raconte Adrien Morin, actuellement en stage au journal Le Monde, de sa soirée du lundi 13 juillet 2009.

Ce soir-là, il couvrait une manifestation à Montreuil. Une manifestation contre les violences policières, après qu'un jeune réalisateur et cameraman de 34 ans, Joachim Gatti a été blessé à l'œil par un tir de flashball le 8 juillet dernier, suite à l'expulsion de squatters de la clinique Chanzy, à Montreuil.
Photo : siège du journal Le Monde, Paris.

Le jeune journaliste explique avoir répété à plusieurs reprises qu'il était journaliste. Peine perdue. Sa garde à vue se terminera au petit matin de ce mardi 14 juillet, vers 6 heures 30.


Pour aller plus loin
- Le récit complet de sa garde à vue par Adrien Morin, sur lemonde.fr
- Tout le dossier sur les événements de Montreuil, sur Rue89
- Couverture médias : l'AFP recopie le communiqué de la préfecture par Arrêt sur Images
- Le blog de La Clinique, collectif d'extrême gauche
Par Maude ML - Publié dans : Société - Communauté : Actualités non censurées
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 07:36

N'avez-vous jamais entendu parlé de Twitter ? Alors il est temps de vous remettre à jour. Ces dernier temps, c'est l'outil dont tout le monde parle... surtout dans les médias. Etudiants journalistes, si vous n'y êtes pas encore inscrits, dépêchez-vous, sinon vous risquez de surprendre - voire choquer - vos collègues journalistes lorsque vous serez en stage...

Ok, j'exagère. Mais tout de même, il est utile de savoir en quoi Twitter consiste. Surtout que l'intérêt pour Twitter et ses pratiques ont été évoquées cette année dans les oraux d'admission aux écoles de journalisme. Pour vous aider, le CFPJ Lab vous propose une petite remise à niveau express, avec Marie Amélie Putallaz, animatrice de communauté sur lexpress.fr : découvrez les avantages, les inconvénients et les perspectives d'évolution du plus actuel des outils de réseau social et de microblogging !




Pour aller plus loin :
- Twitter, mode d'emploi : pour les nuls, le journal Métro propose un rattrapage d'urgence !
- Chine : Twitter et YouTube, médias anticensure face aux violences du Xinjiang, AFP, 6 juillet 2009.
- Insolite : sur le blog suivezlegeek, une forme d'expression artistique inspirée des réseaux sociaux : Twitter + Facebook + Imprimante = art contemporain.
- Facebook, Twitter, YouTube : l'édition aime les réseaux sociaux, sur ActuaLitté.com le 6 juillet 2009.

Par Maude ML - Publié dans : Médias
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 00:02

YouTube, école virtuelle de journalisme ? C'est en tout cas ce que prétend le site d'hébergement de vidéos détenu par Google, qui a lancé le 29 juin dernier son "centre de reporters en ligne". Il s'agit en fait d'une une page de vidéos dédiées à la formation aux techniques du journalisme, avec la participation de certains des plus grands noms de la profession aux Etats-Unis. Ces professionnels sont filmés alors qu'ils expliquent leurs techniques et secrets dans la pratique de leur métier, et sur des grands thèmes reliés au journalisme.

Des stars pour professeurs
Ainsi, Bob Woodward, l'un des deux journalistes du Washington Post qui ont mis au jour l'affaire du Watergate, parle du journalisme d'enquête, la chef d'antenne de CBS Katie Couric donne des conseils pour les entrevues, et la blogueuse Arianna Huffington, fondatrice du populaire Huffington Post, parle du journalisme citoyen.
Parmi ces cours en vidéo, d'autres expliquent aussi comment transmettre des nouvelles de dernière minutes via un téléphone portable, comment faire buzzer des vidéos sur YouTube ou encore comment vérifier ses infos ou bien donnent des pistes pour comprendre ce qu'est l'éthique journalistique et comment la respecter.
Un éditorialiste du New York Times, Nicholas Kristof, donne même des conseils à ceux qui veulent couvrir des zones de guerre pour "éviter de se faire tirer dessus"...

 

 
A l'heure où les médias cherchent de plus en plus de contenus gratuitement fournis par les journalistes "citoyens",  où la population est de plus en plus équipée de gadgets technologiques, et l'information en temps réel est reine, on comprend aisément l'utilité de former l'ensemble de la population aux rudiments du journalisme.

Artificiel et loin d'être suffisant
Mais je persiste à croire que cela reste très artificiel, et c'est loin d'être suffisant... car le journalisme ne s'apprend pas seulement par des théories, mais aussi par la pratique intensive et l'expérience. Et il n'y a pas, dans le journalisme, une théorie qui puisse s'appliquer à tous, pas une vérité incontestable. De plus, tout le monde ne peut pas être un bon journaliste, malgré ce que pensent beaucoup de personnes à l'heure actuelle.
Cela dit, ces vidéos sur YouTube auront peut-être l'avantage de faire comprendre au grand public les grandes lignes du métier, et permettront peut-être malgré tout à certains d'acquérir quelques notions, qu'il pourront approfondir. Utile pour les étudiants qui se préparent à entrer dans des écoles de journalisme, ou ceux qui simplement se laisseraient bien tenter par le métier. Ne serait-ce que pour réviser l'anglais !!!
 
(via www.radio-canada.ca, Techcrunch et l'AFP)


Pour aller plus loin :

- "Tous journalistes ?" Les attentats de Londres ou l'intrusion des amateurs, par André Guthert, blogueur, le 19 mars 2009.
- Comment les blogueurs ont révolutionné le journalisme, par Benoît Raphaël, rédacteur en chef du Post.fr, le 4 mai 2008.
- Tous journalistes ? Un trompe-l'oeil dangereux, par Philippe Leroyer sur Rue89, le 23 août 2007.
Par Maude ML - Publié dans : Ecoles de journalisme
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 23:06
L'information est apparue fin juin dans un “Confidentiel” du site internet l’Etudiant, et a été immédiatement relayée par tout le milieu étudiant en journalisme : le master de journalisme de Science Po Paris a gagné la confiance de la commission nationale paritaire pour l'emploi des journalistes (CNPEJ), qui a rendu un avis technique favorable le 23 juin 2009. Ce diplôme, créé en 2004, sera donc désormais reconnu par la profession, à partir de la promotion 2009-2010, qui sera diplômée en 2011.

Par ailleurs, le master de journalisme dispensé par l’Institut de la communication et des médias de Grenoble (ICM) est toujours sur la selette. En octobre 2008, on parlait déjà de sa situation difficile... Cette fois-ci, c'est officiel, la CNPEJ se donne jusqu’en septembre pour décider si oui ou non l’ICM doit garder sa reconnaissance.

Rappelons que parmi toutes les formations françaises en journalisme, seules douze sont reconnues par la CNPEJ. Cette reconnaissance est un gage de sérieux et de qualité, envié par bon nombre d'écoles non reconnues. De plus, la reconnaissance peut aider les étudiants et jeunes diplômés à trouver plus facilement des stages - si ce n'est des emplois - dans les médias nationaux, notamment en leur permettant de participer à certains concours qui leur sont réservés.


Pour aller plus loin :
- Un forum pour discuter de la reconnaissance des écoles, de Sciences Po Paris et de ICM de Grenoble avec des étudiants de ces établissements et des spécialistes.
- "Les écoles de journalisme non reconnues en quête de reconnaissance ?" par l'observatoire Boivigny (chiffres, stratégies et actualité des établissements du supérieur).
- Les critères de reconnaissances des écoles, en fichier PDF (document de 2001).
Par Maude ML - Publié dans : Ecoles de journalisme - Communauté : Journalistes et clubs presse
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