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  • : On ne naît pas journaliste, on le devient ! A 25 ans, diplômée de l’IUT de journalisme de Tours, je n’en suis qu’à mes premiers pas. Ce blog, créé il y a 3 ans, est un brouillon, un terrain d’expérimentation. J’espère qu’il est utile à ceux qui le lisent, qui aimeraient suivre mes pas, et que j’encourage. La profession est en pleine mutation. C’est, selon moi, ce qui rend cette période si intéressante, au-delà de la mission - si sérieuse et si essentielle - de la transmission de l’information.
  • : 27/11/2006
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Je suis 2.0

Désir d'apprendre

Ecoles de journalisme publiques reconnues par la profession :

  • Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Cuej-Strasbourg III)
    11 rue du Maréchal Juin, BP 13, 67043 Strasbourg cedex
    Tél. 03 88 14 45 34 - Fax. 03 88 14 45 35
    http://cuej.u-strasbg.fr/
  • Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Celsa-Paris IV)
    77 rue de Villiers, 92200 Neuilly
    Tél. 01 46 43 76 76 - Fax. 01 47 45 66 04
    www.celsa.fr
  • Ecole de journalisme et de communication de Marseille (EJCM)
    21 rue Virgile Marron, 13005 Marseille
    Tél. 04 91 24 32 00 - Fax. 04 91 48 73 59
    www.ejcm.univ-mrs.fr/
  • Institut de la Communication et des Medias (ICM-Grenoble III)
    11 avenue du 8 mai 1945, 38130 Echirolles
    Tél. 04 56 52 87 41 - Fax. 04 56 52 87 10
    www.u-grenoble3.fr
  • Institut Français de Presse (IFP-Paris II)
    92 rue d’Assas, 75006 Paris
    Tél. 01 44 41 57 94
  • Fax. 01 44 41 59 49
    www.u-paris2.fr/ifp/
  • Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA-Bordeaux III)
    1 rue Jacques-Ellul, 33080 BORDEAUX
    Tél. 05 57 12 20 21 - Fax. 05 57 12 20 81
    www.ijba.u-bordeaux3.fr/
  • IUT de Lannion
    BP 150, 22302 Lannion Cedex
    Tél. 02 96 48 57 81 - Fax. 02 96 48 57 80
    www.iut-lannion.fr
  • IUT de Tours
    29 rue du Pont-Volant, 37023 Tours cedex
    Tél. 02 47 36 75 63 - Fax. 02 47 36 76 18
    www.iut.univ-tours.fr/


Ecoles de journalisme privées reconnues par la profession :

  • Centre de formation des journalistes (CFJ-Paris)
    35 rue du Louvre, 75002 Paris
    Tél. 01 44 82 20 00 - Fax. 01 44 82 20 02
    www.cfpj.com/
  • Ecole de journalisme de Toulouse (EJT)
    31 rue de la Fonderie, 31068 Toulouse cedex
    Tél. 05 62 26 54 19 - Fax. 05 61 53 50 97
    www.ejt.fr/
  • Ecole supérieure de journalisme (ESJ-Lille)
    50 rue Gauthier de Châtillon, 59046 Lille cedex
    Tél. 03 20 30 44 00 - Fax. 03 20 30 44 94
    www.esj-lille.fr
  • Institut pratique de journalisme (IPJ-Paris)
    24 rue Saint-Georges, 75320 Paris Cedex 09
    Tél. 01 72 74 80 00 - Fax. 01 72 74 80 01
    www.ipjparis.org/

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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 02:00
Il y a quelques semaines, je recevais un énième message me demandant d'exercer mon métier gratuitement pour un site internet. En substance :

"Bonjour,
Je me présente, je m'appelle X, je suis le directeur de la toute nouvelle rubrique médias du webzine Y. Comme tu t'en doutes, je t'écris car nous sommes actuellement à la recherche de chroniqueurs pour alimenter la rubrique. Que ce soit pour les sujets (presse, web, radio et tv) , les délais, le format et le type de papier (interviews, chronique de livres, de mag, décryptages, analyses etc.), tu seras assez libre. Autre chose, le webzine Y est tenu par un collectif de bénévoles. En conséquence, il n'y a malheureusement pas de rémunérations à la clé. Notre passion est réellement notre seul moteur. Serais-tu intéressé par écrire pour nous? Si oui, n'hésites pas à me contacter, je pourrais te parler plus précisément de notre projet ! A bientôt,
X"

Et une fois n'est pas coutume, je me suis énervée. Parce que ce n'était pas la première fois que je recevais ce type de proposition. Parce qu'au fil de ces messages, je supporte de moins en moins que mon métier soit dévalorisé, au point que plus aucune valeur ne soit accordée au travail effectué par les journalistes. Parce que j'en ai marre que le métier de journaliste soit pour certains considéré comme une possible activité bénévole. Parce que je cherchais un stage rémunéré, parce que j'ai été obligée d'accepter à contre-coeur une non-rémunération provisoire, mais que j'aspire tout de même à gagner prochainement ma vie de cette activité... Et que j'en ai marre de trouver, sur mon chemin de jeune diplômée, des centaines de candidats prêts à se solder gratuitement pour avoir un poste que j'occuperais moi aussi volontiers... en échange d'un salaire, normalement légitime.

Alors je lui ai répondu. Rappelant le point n°5 de la Déclaration des droits et des devoirs des journalistes (Munich, 1971) : "En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique."
Un article censé assurer aux journalistes une totale liberté et indépendance face aux éventuelles pressions financières... voire corruption. Tentations qui pendent précisément au nez d'un journaliste affamé.
Et si les journalistes sont prêts à travailler gratuitement, pourquoi les entreprises devraient-elles les rémunérer ? Pourquoi, au lieu d'employer un journaliste en CDI ou en CDD, un rédacteur en chef ne prendrait-il pas un jeune bénévole à sa place, bien plus rentable ? (sans même parler de l'abus de stagiaires...)

A ma grande surprise, j'ai à nouveau reçu un message de la part de M. X, m'affirmant être "d'accord sur le principe." Mais expliquant que son cas était particulier, que son site en était "encore au stade associatif", que personne n'était rémunéré, lui y compris. Et qu'il s'était lancé dans cette "aventure" car l'état actuel des médias ne le satisfaisait pas. "Au lieu de me plaindre tout en continuant à ne rien faire pour obtenir satisfaction, je me décide à commencer tout en bas, c'est à dire dans le gratuit. C'est d'autant plus enthousiasmant que l'on contribue largement à créer un projet. (...) Je sors moi aussi d'une école de journalisme. Je veux moi aussi ne pas avoir le ventre vide et donc percevoir un salaire. Toutefois, je profite du fait d'être encore étudiant et dépendant pour tenter de rester fidèle à certains de mes principes."

A ces mots, j'ai été encore plus sidérée. J'ai ressenti ce message comme la preuve que les jeunes journalistes ont déjà accepté leur future condition de précaires. Avec cette impression que nous ne sommes absolument pas prêts ni à nous unir, ni à nous battre. Nous nous serions laissés happer par mégarde, par ignorance de nos droits, peut-être. Probablement aussi à cause du mattraquage sur la crise, sur la précarité quotidienne, sur la dévalorisation de la valeur travail. Nous serions donc - comme l'explique justement le livre, tout juste publié, d'Anne et Marine Rambach (voir ci-contre) - les nouveaux "intellos précaires". Et en plus, nous serions consentants.


Pour aller plus loin :
- Les Nouveaux Intellos précaires, d'Anne et Marine Rambach,
Editions Stock, 450 pages, 22.50€
- Enquête : Journalisme au rabais, les OS de l'info
(Télérama)
- Génération précaire appelle les stagiaires à la vigilance (Rue 89)
- Invisibles des médias, collectif de pigistes en colère
- Free worker, l'agence d'intérim pour qui "votre travail n'a pas de valeur". Attention, second degré...

Par Maude ML - Publié dans : Médias - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Commentaires

Après "l'expérience" Osez le Dire, je suis assurément très mal placé pour critiquer ce monsieur... Marre de ceux qui essayent d'en profiter...marre des stages non rémunérés...

Mais je partage toutefois son avis sur l'enthousiasme qui se crée au lancement d'un projet. Même si ses arguments concernant le ventre vide sont quelques peu contradictoires...

Tant qu'il y aura des personnes qui accepteront de travailler pour rien sinon leur nom en bas d'un article, il y aura des gens pour se proposer....

Niveau photographie, la situation est encore pire en fait, ce qui m'a en partie décidé à stopper de publier sur le web..."C'est là, donc je me sers". Dans ton cas, de la main d'oeuvre, dans le mien du travail considéré comme libre d'usage alors qu'il n'en est rien...
Commentaire n°1 posté par Jérémy le 01/05/2009 à 03h43
"[...] j'en ai marre de trouver, sur mon chemin de jeune diplômée, des centaines de candidats prêts à se solder gratuitement pour avoir un poste [...]"

Te rends-tu seulement compte que tu parles ici de toi-même ?

Ceux qui font que ce genre de pratique existe et continuera d'exister, ce ne sont pas les petits malins comme M. X qui veulent s'offrir de la main d'oeuvre gratuite : ce sont ceux qui, comme toi, acceptent ou ont accepté ces offres de travail bénévoles et autres stages non rémunérés. Que vas-tu répondre ? Que c'était juste une fois, pour te faire la main, et qu'on ne t'a pas laissé le choix ? Mais c'est exactement ce que te diront
ces "centaines de candidats prêts à se solder gratuitement", dont tu parles avec mépris au lieu de t'y inclure.

Tu aurais pu profiter de ce post pour faire ton mea culpa envers tous les jeunes journalistes qui, à mon instar, n'ont JAMAIS accepté de travailler gratuitement, même pas pour un stage, même pas "juste une fois parce que j'avais pas le choix". Au lieu de ça, tu oses jouer les donneuses de leçons, te posant en porte-parole du petit précaire... que ton écart d'un soir a précisément contribué à enfoncer encore un peu plus.
Commentaire n°2 posté par Thibault le 01/05/2009 à 09h13
Bonjour Thibault,

"... dont tu parles avec mépris au lieu de t'y inclure." ???
Vous remarquerez pourtant l'usage du "nous", dans le dernier paragraphe de mon billet... Je m'inclus absolument dans ce système. Je ne l'ai pas caché, j'ai moi aussi été obligée d'accepter, plus qu'à contre coeur, de faire office de main d'oeuvre gratuite. Alors oui, franchement j'aurais préféré faire autrement, parce que cela fait sept ans que je fais des économies de bouts de chandelles pour vivre... Mais je suis en école de journalisme, et chaque année nous avons des quotas de semaines de stage à réaliser pour valider nos diplômes. Il faut savoir que les écoles ne nous laissent pas le choix !!! C'est prends ton stage ou casse toi... J'aurais voulu postuler contre rémunération. J'aurais voulu ne jamais accepter de travailler gratuitement. Mais j'étais loin d'être en position de force. Ce n'est pas contre mes semblables, que je m'énerve. Plutôt contre le système tout entier qui l'entretient...

Et j'aimerais bien discuter un jour avec ces jeunes journalistes qui n'ont jamais été obligés à travailler gratuitement, en stage, heures sup, ou en collaboration quelconque. Qu'ils me donnent leur recette...
Réponse de Maude ML le 01/05/2009 à 12h07
Bonjour,
j'arrive ici via twitter grâce à @palpitt et @eni_kao.

Si je comprends l'énervement, je ne suis pas sûr qu'il soit adapté à notre profession. En l'occurence, s'agit-il vraiment d'une profession ? Je parlerais plutôt d'une activité, dont la reconnaissance professionnelle est tout à fait étonnante puisque reposant sur la fiscalité : est considéré comme journaliste toute personne dont 50% ou plus de ses revenus proviennent d'une activité de journaliste.

Il y a - et c'est un avis tout à fait personnel - un décalage entre les promesses des écoles de journalisme apparues ces 10 dernières années et la réalité du marché. Cette profusion des formations correspondait à l'idée qu'il y aurait du travail pour tout le monde. Effectivement, à l'époque on envisageait une explosion du nombre de chaines télé, de radios et de titres de presse. C'est vrai. Mais dans la plupart de ces structures, c'est la survie pour les quelques journalistes présents.

On ne peut pas être journaliste comme on devient fonctionnaire. Je ne parle pas ici d'horaires ou de plaisir de travail mais bien de certitudes financières.

Pour info, j'ai moi même fait une école de journalisme il y a 10 ans. Coup de bol mes stages ont toujours été rémunérés. Mais surtout, au bout de quelques semaines, ils se sont transformés en piges sur le long terme. Evidemment bosser pour rien n'est pas sain, mais être journaliste c'est, je pense, etre son propre entrepreneur. Accepter qu'il n'y a pas d'autres issues que de faire son métier au mieux, quelque soient les conditions. Si au bout d'un temps donné, que chacun se fixe, on ne réussit pas à en vivre, alors il faut accepter de changer d'activité.

Devenir journaliste, c'est le même fonctionnement que devenir acteur. C'est un investissement un petit peu foireux au début, on ne sait pas forcément où l'on va, mais si cela fonctionne, on se régale...

Enfin, autant je comprends un énervement quand vous êtes contactée par un journal qui tourne depuis de nombreuses années, autant là je trouve que Monsieur X avait une démarche plutôt sympathique. En gros il demande : je suis en train de monter un truc, veux-tu y participer ? Or, dans tout projet qui se monte, rares sont les personnes rémunérées.

Pour info bis : je réfléchis en ce moment à "recruter" un stagiaire. Je n'envisage absolument pas de ne pas le payer, tout simplement parce que moi je me paie. Si cela se fait, je vous tiens au courant en gage de bonne foi ^^
Commentaire n°3 posté par Cedric le 01/05/2009 à 10h30
Bonjour Cédric,

Soyez le bienvenu sur mon blog.
Je rejoins votre avis sur la question des écoles de journalisme. Il y en a bien trop, et donc bien trop de candidats. Ce ne sont pas seulement les écoles reconnues (il y en a 12), mais toutes les autres qui bourgeonnent autour, beaucoup plus nombreuses... et qui regorgent de candidats très motivés. Car le journalisme, il faut aussi le dire, est devenu une mode. Vous aurez remarqué qu'il y a d'ailleurs un grand fossé d'opinion concernant les journalistes. On dit soit "Les journalistes, ils ne disent que des conneries. Ce sont les soutiers du gouvernement, ils ne font que diriger l'opinion...", soit "Whaouh t'es journaliste, c'est trop bien, c'est super, tu vas passer à la télé alors ??? Ca doit être super intéressant comme métier..." (Je caricature).
Bref, le journalisme est devenu une mode. Et a entraîné beaucoup de la jeune génération, née avec la télévision, vers ces écoles en tous genres qui déversent leurs diplômés sur le marché du travail, toujours plus serré.

En ce qui concerne M. X, malheureusement, c'est sur lui que la foudre est tombée ce jour-là. Peut-être en effet, que ce n'était pas la bonne personne. Mais vous savez, nous sommes humains. Lorsque nous accumulons de l'énervement, il ne se déverse pas toujours sur la bonne personne... Cela dit, notre conversation va bien plus loin que ce que j'ai cité dans mon billet. Nous avons continué à discuter, cordialement, et à exposer nos points de vue. Sur quelques points nous étions d'accord. Sur d'autres, pas du tout... Mais le journalisme n'est pas une science, ça se discute, et chacun construit sa propre vision. Au final, je pense que nous avons eu tous deux, M. X et moi, un échange constructif sur cette question.
Réponse de Maude ML le 01/05/2009 à 12h31
Bonjour,

Merci pour ce billet qui donne un bon aperçu de la situation de la profession. J'aimerais participer également au petit débat qui s'installe, à travers mon expérience. Nous sommes passés par la même école de journalisme (j'en suis sortie en 2006), Maude et moi. Je suis en CDI depuis 6 mois dans un hebdo pour les professionnels du ciné et de l'audiovisuel.
Ce débat sur les stages et la gratuité m'a toujours passionné car il soulève beaucoup de questions sur la profession. De mon point de vue, les stages obligatoires au cours d'une formation (reconnue, c'est indispensable) sont utiles, je ne remets pas en cause cela. Là où la pratique du stage me choque, c'est lorsque des anciens étudiants continuent à accepter des stages alors qu'ils sont diplomés (ou, moins "grave", des étudiants toujours en formation qui font des stages dans des boites qu'ils connaissent déjà bien et dans lesquelles ils acceptent un nouveau stage alors qu'ils auraient pu demander à être payé ou être pigiste). J'ai connu des gens dans ces 2 situations.
Le stage ou le travail gratuit doit être donnant-donnant. A chaque stage que l'on s'apprete à accepter, on doit se demander ce que cela peut nous apporter. La boite est gagnante dans l'histoire quoi qu'il arrive; il n'y a pas de raison que le stagiaire n'y trouve pas son compte. Le stage pourra t-il déboucher sur des piges? Vais je pouvoir me faire des contacts utiles? Le travail que l'on va me demander sera t-il formateur? La boite est-elle une "usine" à stagiaire? Voici quelques unes des questions qu'il faut se poser et ne surtout pas accepter un stage juste pour ajouter une ligne à son CV... Il y a tellement de boites qu'on peut forcément trouver qqchose qui correspond, quitte à choisir un endroit moins "prestigieux".
Concernant le travail gratuit, les mêmes questions se posent. J'ai travaillé gratuitement pour un site médias réputé aujourd'hui (tout en cherchant du travail) et je pense que si je ne l'avais pas fait, je ne serai pas là où je suis aujourd'hui. J'ai arreté quand j'ai trouvé un CDD. Cela m'a permis de garder une activité et un rythme lorsque j'étais au chomage et c'était bénéfique.
Il y a de plus en plus de sites d'infos avec une équipe qui bosse gratuitement: un tri est indispensable mais certains vous permettent de vous faire un réseau.
Dernière chose: créer un blog où l'on y développe sa spécialité peut s'avérer très précieux. C'est un bon compromis pour qqn qui voudrait se faire la main sur le web, sans bosser dans une boite douteuse. En revanche, ce blog doit être fait avec sérieux, au risque de se faire une mauvaise pub. Il peut ouvrir certaines portes. Pas un boulot mais devient une sorte de press-book public. Presque indispensable aujourd'hui pour un journaliste qui se lance.
Commentaire n°4 posté par Bridget le 01/05/2009 à 14h09
Bonjour Maude,

Désolée pour tes débuts difficiles dans la profession. Pour ma part, cela fait plus de dix que je travaille dans le milieu du journalisme. J'ai commencé à travailler dans un grand quotidien espagnol, puis au mexique, idem presse quotidienne nationale. Retour en France il y a 9 ans. Voilà 7 ans que je pige pour des magazines féminins. La profession en dix ans a énormément changé. On ne me demande plus du tout le même travail que lors de mes débuts. Et effectivement, le titre de ton billet sonne juste à mes oreilles.
Dans ce métier, aucune solidarité, aucune éthique... C'est un métier de requins (et encore, je me demande parfois si ces bestiaux ne sont pas plus civilisés que nous journalistes)... Ceux qui réussissent ont une gnaque incroyable. Est-ce que cela les rend plus heureux et vivant... (person, j'en doute... Quand je m'aventure à faire un tour dans les rédactions, franchement, à part, leurs salaires stables, je ne les envie vraiment pas. Leur regard ne pétille pas.. et le verbe est acide.
Nous vivons dans une époque très trouble... Mais, rien n'est jamais perdu. COurage, c'est quand même une belle profession !
Commentaire n°5 posté par Mila le 01/05/2009 à 16h00
Arrêter ce métier pendant qu'il en est encore temps, et si vous voulez faire réellement quelque chose de particuliérement positif, faites autre chose, que ces jobs qui ne débouchent sur aucune perspective, aucun avenir, et qui ne vous donneront aucun plaisir, si ce n'est celui bien furtif, d'être publié. Comment prendre du plaisir aujourd'hui, alors que le deux colls, 1500 signes, s'est imposé dans tous les médias de presse écrite, plus moyen d'être créatif, du fait, d'un resserrement sans précédent du lectorat, qui va de pair avec une médiocrité croissante des papiers ? Le journalisme, est devenu une profession de requins, où seul le fait d'être carriériste vous donnera, pendant un temps, de quoi bouffer, et pas plus et ce, même en presse écrite. Comment peux t-on être a ce point dans la dénonciation des conservatismes et des lobbies ambiant, tout en faisant abstraction de ce qui se passent au niveau de son voisin ? Pour un journaliste, un collégue à terre, c'est une bonne nouvelle et on peux gloser à loisirs, la dessus. On dirait un vil panier de crabes, qui se battent encore pour avaler quelques substances mortiféres. Moi même, passé par l'IUT de Tours, je médite aujourd'hui sur la profonde mesquinerie de toute une palanquée de guignols et d'incompétents notoires, qui président aux destinées des écoles reconnues par la profession, ou qui travaillent dans les rédactions. Ne vous inquiétez pas, ces gens là ne se remettront jamais en cause, ils continueront vaille que vaille, à nous fourguer de façon hypocrite les mêmes impératifs, tout en sachant pertinement, que désormais peu de personnes seront à même de faire réellement ce job de façon perenne. De toute façon, quel intérêt ? Le net va tuer la presse écrite, et le recrutement à DIRECT 8, s'est effectué par exemple sur des critéres uniquement physiques du style beautiful people. Ce basculement était déjà perceptible au niveau des années 2000. J'ai travaillé pendant 12 ans sur des chaînes de télévision et de radios, j'ai participé au lancement d'une chaîne du câble, en tant que rédacteur en chef en 1998, mais aujourd'hui tous ces gens me font gerber par leurs silences et leurs compromissions. Le mieux a faire, serait d'entreprendre des poursuites contre toutes ces écoles, pour publicité mensongére. Mais cela n'arrivera jamais, bien entendu et ce serait le pot de terre contre le pot de fer. Pour le reste attendez vous, dans les années futures à bcp de révoltes car beaucoup de gens ne trouveront pas chaussures à leurs pieds, qu'ils soient talentueux ou non.        
Commentaire n°6 posté par jean pierre lex le 01/05/2009 à 17h25
Je ne crois pas qu'abandonner le métier soit la solution. Le laisser aux "requins" dont vous parlez, ce serait encore pire... Et puis, que faire d'autre ? Le journalisme est un métier mais ce n'est pas que cela : si je ne conçois pas le fait de travailler éternellement sans être payée, je ne me vois pas non plus me priver de ma passion et de mes espoirs pour la profession. Il ne s'agit pas que de plaisir...
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 17h39
Et pour terminer, je vais ajouter ceci. Il y a 20 ans, les écoles avaient une réelle efficacité, c'est moins vrai aujourd'hui. Il n'y a pas de travail dans le journalisme, on est dans le phénomène basique de la loi de l'offre et de la demande. D'où ce que l'on voit aujourd'hui, avec des employeurs qui ne se génent même pas, mais pourquoi ne se généraient ils pas, aprés tout ? Mais la question devrait être, celle là : comment se fait il, que des milliers de jeunes continuent chaque année, a entretenir les rêves les plus fou, alors qu'il n'y a rien pour eux, et qu'ils ont été prevenu par avance ? Cessez de croire tous ce que l'on vous raconte, et si vous ne voulez pas devenir des intellos précaires, faites autre chose; il y a plein de beaux métiers en France, trés bien payé, offrant des situations stables.          
Commentaire n°7 posté par jean pierre lex le 01/05/2009 à 17h53
Là, je suis d'accord. Le journalisme est, pour beaucoup d'aspirants au métier, un miroir aux alouettes. Cela s'explique aussi car les jeunes actuels sont issus de la génération télé (voire web) et du tout-info, et des stars des médias. Il ne faut pas s'étonner qu'il s'identifient à ces modèles et désirent tout faire pour atteindre cette sorte de notoriété... Là en effet, il y a un manque d'information. La majorité des journalistes ne sont ni connus ni reconnus pour ce qu'ils font. Loin d'être des stars, la plupart vivent dans l'ombre. Et c'est, selon moi, très bien comme ça...
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 17h44
Mouais...
J'espère qu'en tant que future salariée tu as conscience que ce n'est pas toi qui décide, c'est le patron, de tes conditions d'embauche...
ce serait si simple si un salarié pouvait choisir et dire " ah nan, tiens je vais faire la fine bouche, monsieur sur le cdd que vous m'offrez !"

Facile de cracher sur tes "concurrents"... quand tu passeras au stade supérieur, à savoir les cdd, tu refuseras donc logiquement cette précarité et vivra du rmi ? Ben oui, tu te rendras vite compte qu'etre en cdd c'est pas tellement la joie non plus... t'es corvéable à merci, virable au moindre pet de travers... adios prime d'ancienneté, en cas de difficultés économiques dans la boite t'es le premier viré, etc...
Bienvenue dans le monde réel de l'entreprise... les stagiaires se font exploiter, les précaires aussi et ce sont tous de grands méchants vilains qui te volent ton boulot, hein ? ah tiens, ça me fait penser à un autre discours change stagiaires par noirs, immigrés... tu vois où je veux en venir ? Facile de cogner sur ceux quie ssaient juste de survivre au système ! plus dur de s'attaquer réellement à ceux qui en profitent réellement  : à savoir les entreprises de presse et les groupes surtout dont elles font partie...
Tellement plus facile de se poser en donneuse de leçon...
Commentaire n°8 posté par hélène le 01/05/2009 à 19h46
Alors là, je ne suis pas d'accord du tout...
Que le patron décide des conditions d'embauche, bien sûr, mais encore faut il qu'il y ait embauche ! Et je ne considère pas qu'être pris en stage constitue une embauche. Ensuite, je n'ai pas parlé de CDD. Et bien sûr, le CDD n'est pas la panacée. Mais au moins on est payé pour le travail que l'on fait, quelle que soit sa durée. Et je ne dis pas que les stagiaires et précaires me "volent" mon boulot, je pense simplement que ce système est un cercle vicieux qu'il conviendrait d'arrêter... s'il n'est pas déjà trop tard. Ce sont justement les entreprises de presse et les groupes qui abusent de ces pratiques, qui me désolent, pas les précaires qui sont obligés de rentrer dans le cercle pour survivre... Quant au passage sur les "noirs, immigrés", n'en parlons même pas... je ne comprends pas comment vous pouvez faire de tels raccourcis !!!
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 17h57
ah, à propos des écoles, dois-je te rappeller que passer par une école n'est aucunement obligatoire pour accéder  à la profession de journalisme ( et je pense que c'est un bien ! quand je vois els dégats du formatage sur ceux qui en sortent !) Qu'importe qu'il y ait trois ou trente écoles dans ces conditions ?
Tu tires à boulet rouge sur des fantomes... pas sur les vrais causes du probleme. La presse est une industrie comme une autre, soumise aux mêmes règles économiques que d'autres secteurs. les journalistes sont des salariés comme les autres et non une aristocratie à part comme tu voudrais que ce soit le cas. Et ils subissent comme tous les autres salariés la dégradation de leurs conditions de travail... avec son quota de précarité !

Bouh, pas beau, pas gentil d'être traitée comme une simple ouvrière ou caissière ? Décue qu'on ne te fasse pas de courbettes avec ton joli bac +2, bac + 3  (tiens, j'ai été payée au smic avec un bac +5... j'aurais du refuser certainement, hein ? c'était brader mon diplome... )
Bienvenue sur terre !
Commentaire n°9 posté par hélène le 01/05/2009 à 19h56
Encore une fois, où ai-je dit qu'il était obligtoire de passer par une école pour accéder à la profession ? Quant au formatage, selon moi celui-ci s'opère plus dans les entreprises que dans les écoles... (du moins pour les écoles que j'ai côtoyées).
Enfin, je n'attends pas les courbettes... calmez-vous !
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h00
C'est vif, mais pas faux. C'est un système entier qui est responsable avec des jeunes qui pense que c'est mieux d'être journaliste que serveur ou os parce que c'est plus roamantique
A l'arrivée vous êtes 100 pour UNE SEULE PLACE. Faites marcher la boite à piston
Commentaire n°10 posté par jean pierre lex le 01/05/2009 à 20h31
Je suis aussi contre la boîte à pistons... ;)
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h01
comme le dit Hélène : Welcome On Earth...

Et puis, je sais pas si tu es au courant, mais ce métier est en voie de disparition...
De plus, on commence toujours en bas de l'échelle avec les petits plans, les petits boulots, petits salaires, et il faut toujours donner beaucoup de soit. Seul ceux qui passe cette étape arrive a "un niveau" intéressant par la suite...

Et puis finalement, aujourd'hui, tout le monde est journaliste en 2 clics...
Je me demande même pourquoi tu tiens un blog, finalement tu travailles gratuitement... 
Commentaire n°11 posté par Clément le 02/05/2009 à 01h16
Encore une fois, je ne suis pas d'accord. Le métier n'est pas du tout en voie de disparition. Certains journaux le sont, mais pas le journalisme, c'est très différent...
Et non, tout le monde ne peut pas être journaliste en deux clics. Il faut certaines qualités, certaines connaissances, et de la déontologie. De l'entraînement, aussi... Et selon moi, tenir un blog n'est pas faire du journalisme.
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h04
Le bénévolat est le modèle dont tous les capitalistes rêvaient... Ce n'est rien d'autre que l'esclavage des temps modernes et il ne faut pas s'étonner que le MEDEF y soit très favorable...

Moi, quand on me prends ouvertement pour un con, j'ai du mal à réprimer l'envie d'ouvrir la boite à baffes...! :)
Commentaire n°12 posté par Jojomigrateur le 02/05/2009 à 11h13

Bonjour, Votre profil LinkedIn m'a renvoyé sur votre témoignage. Ce que vous dénoncez est épouvantable. Comment avons-nous pu passer en un demi-siècle d'une société où les valeurs de l'intellect étaient reconnues, à cette véritable jungle de barbares que vous décrivez ? Les réalités démographiques et technologiques n'expliquent pas une telle démission. A nouveau l'Esprit est écrasé sous les bottes de la cupidité et de la bêtise, et c'est bien inquiétant. Comment peut-on encore souhaiter avoir des enfants dans un tel monde ? Il faut être inconscient et égoïste pour ne pas même imaginer que la réalité de l'information que les majors imposent n'est rien d'autre qu'une sélection pour intoxiqués ou presque. Il faut savoir cracher dans la soupe lorsqu'elle contient du poison.

Commentaire n°13 posté par Rivière le 02/05/2009 à 15h13
Jean-Pierre, je n'ai choisis pas d'être journaliste, payée  à peine au dessus du smic pour mon 1er cdd par romantisme ( ca fait longtemps que j'ai arrêté de lire Tintin, pour ma part... ) mais parce que tant qu'à faire, autant faire quelque chose qui me plait un minimum...
avant ça j'étais une vilaine, pas belle correspondante locale qui piquait le boulot aux journalistes, suis devenue une vilaine pas belle stagiaire qui bossait gatos et maintenant j'entame le statut de vilaine pas belle précaire qui accepte les séries de cdd...
Et si on arrêtait de se tirer dans les pattes ? le probleme ce n'est pas que journaliste soit devenue une profession à la mode. elle l'a toujours été ! Le problème  c'est qu'on dézingue à vitesse grand v le droit du travail ! et qu'on fait passer pour un grand progres le droit de toucher 30 % du smic quand on est stagiaire...
Tiens, j'avais un petit stagiaire avec moi au début du mois, fallait que je lui dise à 19h " tu sais, tu peux y aller, t'es pas payé, t'as aucune raison de rester plus tard que ça..." Mais si, il avait une raison, espérer avoir du boulot cet été...
Commentaire n°14 posté par hélène le 02/05/2009 à 15h35
Bonjour
Je suis moi aussi journaliste (pigiste) et régulièrement outrée par certaines pratiques ou propositions de rémunérations.

Mais il ne faut pas tout mélanger. Le bénévolat existe dans notre société et c'est une excellente chose de voir que, dans notre société de consommation, on peut encore faire des choses avec d'autres motivations que l'argent. Certains médias (sites web participatifs, journaux associatifs, alternatifs) n'existent que parce que des gens, journalistes ou pas, acceptent d'écrire dedans gratuitement. L'excellent journal CQFD par exemple fonctionne avec des Rmistes qui ont choisi... la liberté de ton et l'absence de pub. Leur travail est un acte de résistance. Moi-même, en plus de mes piges, je prête main-forte bénévolement à une journal local un peu alternatif, car j'ai envie de m'investir sur mon territoire.

Par contre, ce type de pratique de bénévole, au même titre que d'autres actions bénévoles (faire partie du CA d'une asso, être élu municipal, faire du soutien scolaire à des enfants en difficultés, que sais-je encorer) ne dois pas être considéré comme une "expérience à valoriser plus tard quand un jour vous chercherez du boulor". Là, il y a arnaque. J'ai été récemment contacté par un guide de voyage qui me proposait 450 € pour refaire un guide, il y en avait pour 2 mois à mi-temps et l'éditrice m'a vanté le plus dans mon CV : j'ai refusé. Ca c'est de l'exploitation. Ca n'est pas la même chose qu'une action sociale, militante ou le lancement d'un projet qui nous touche.

Bon courage pour tes débuts dans le métier !
Commentaire n°15 posté par emma le 02/05/2009 à 16h32
Bonjour,

Journaliste dans la dèche moi-même, j'ai été à plusieurs reprises sollicité par ce genre de propositions qui vont de "l'associatif sympa" au projet en devenir qui ne se montera finalement jamais et qui, au final, ne profitera qu'à ceux qui créent le média pour lequel le journaliste sollicité aura sué sang et tripes.
Or, s'il existe effectivement quelques projets prometteurs mais sans le sou lors de leur création, la plupart de ces nouveaux médias n'auront qu'une  espèrance de vie limitée (limitée, hélas, au nombre de pigeons qui se relaieront au sein de la "rédaction" d'un tel média qui connait généralement un turn-over à côté duquel celui de la restauration rapide fait figure de modèle de stabilité), mais globalement, je pense que si un média n'a pas, au départ, la trésorerie suffisante pour payer ses collaborateurs, même de manière minime au début, c'est qu'il ne l'aura jamais. De plus, la publicité sur Internet étant peu rémunératrice, compter sur ce point pour obtenir des financements dans le futur est plus qu'hypothétique.
Bref, je ne connais pas beaucoup de métiers qui sont exercés à titre gracieux. Personne ne demande à une femme de ménage, à un avocat, à un banquier ou à un maçon de travailler gratuitement ou d'exécuter quelques heures de ménage, une plaidoirie gratuite, un conseil bancaire ou l'érection d'un bâtiment gratos "pour faire ses preuves". Je ne vois pas pourquoi les journalistes devraient être les seuls à travailler gratuitement car les heures passées à composer un article, elles, sont tout aussi écoulées que les autres.

Aider un pote qui démarre son site internet ou son fanzine quelque part dans son coin, OK. Exercer une vraie activité censément rémunatrice à titre gratuit: Niet.
Commentaire n°16 posté par BenjaminD le 02/05/2009 à 17h33
A benjamin :
"Personne ne demande à une femme de ménage, à un avocat, à un banquier ou à un maçon de travailler gratuitement ou d'exécuter quelques heures de ménage, une plaidoirie gratuite, un conseil bancaire ou l'érection d'un bâtiment gratos "pour faire ses preuves".

Pour faire ses preuves, non, et c'est là tout le pb dans notre métier. Mais bien-sûr que l'on peut demander à un copain maçon de vous apprendre à faire un mur pour rénover sa maison, ou à cousin d'ami avocat un conseil juridique... et heureusement !

Je précise que je suis journaliste pigiste, mais pas dans la dèche ! Voici mon parcours :
- à la sortie de l'école, 6 mois de stage (rémunéré). J'étais vraiment de la main d'oeuvre à pas cher et je ne suis pas devenue pigiste pour eux. Mais j'ai passé 6 mois en rédac' (en plus des 3 mois de stages dans le cadre de l'école) et, en cela, ça m'a été très utile pour bien comprendre le fonctionnement en interne, comment proposer des piges.
- puis 1 an au Rmi pour compléter mes premières piges, qui étaient alors des reportages-passion
- puis deux ans et demi dans un emploi de chargé de com' à mi-temps, dans une asso intéressante, ce qui m'a permis de gagner de l'argent, de me spécialiser, d'acquérir de nouvelles compétences (conception de site web) et de me donner plein de contacts. L'autre moitié du temps, je pigeais, de plus en plus au fur et à mesure car je commençais à avoir de l'expérience.

Quand j'ai arrêté le mi-temps pour me faire enfin de la pige à 100%, ce qui était mon projet professionnel, ca a tout de suite marché. Mais j'avais préparé ce moment depuis un moment et  j'avais fait des choix en amont pour réduire mes besoins tout en travaillant dans de bonnes conditions : je vis à la campagne, dans un grand appart' où je dispose d'une pièce spécifiquement dédiée à mon bureau, et le loyer n'est pas cher du tout. Tous les commerces du village sont accessibles à pied donc je n'utilise la voiture que pour les reportages... dans la région donc pas loin et souvent déplacements remboursés. Au final, je bosse en national et en local, je fais beaucoup de terrain, ce que j'adore, et on me contacte pour mes connaissances pointues de certains sujets.

Ca a été long, je viens d'avoir ma carte de presse après 5 ans de métier mais au final, je n'ai vécu dans la galère et la précarité que pendant 1 an, ce qui me semble raisonnable à notre époque. Et surtout, je gagne ma vie en m'éclatant !

Tout ça pour dire que c'est possible...
Commentaire n°17 posté par emma le 02/05/2009 à 17h58
Merci pour ce témoignage encourageant...
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h13

Moi je ne parle pas de romantisme, mais je m'interroge sur le degrés de crédulité de certain. Il y a de moins en moins de travail, et ce boulot est, de moins en moins, intéressant, et dans le même temps, la demande explose. Pourquoi ? Parce qu'on est en pleine mutation, et que dans dans 10 ans, il n'y aura plus de presse écrite, faute de lecteurs payants ; je ne vois pas quel plaisir, on peux tirer à écrire des deux colls, à 1000 _1200 signes, surtout quand on vient de faire une rencontre passionante, mais qu'on sera incapable de répercuter, ce que vous a dit votre interlocuteur, faute d'espace suffisant. Quand on pense à la grande presse, celle de MAUPASSANT, qui pouvait raconter des histoires sur 10 pages, c'est minable, et c'est la décadence totale. La presse écrite quotidienne, est devenu une sorte d'intermédiaire vers la télévision, avec des gros encards pub, et de grosses photos, des articles batards, non informatifs, il n'y a plus de grandes plumes, mais simplement des OS de l'information, payé à la tâche, et qui devront se contenter de ce statut. VOUS ME DITES : il ne faut pas se tirer dans les pattes mais ma pauvre ami, les gens se tirent déjà dans les pattes, ne serait que pour avoir l'espoir d'être gardé; L'avenir de l'écrit est sur internet où vous ne serez pas brimé par ces stupides contraintes commerciales et de lectorat, mais où il vous faudra travailler gratuitement pour simplement être lu. VOUS CROYEZ ENCORE QUE PARCE QUE VOUS ALLEZ ETRE DIPLOMES D UNE ECOLE COMME L IUT de TOURS que tout vous est dû. QUEL MANQUE D HUMILITE ET QUELLE ARROGANCE. Vos diplômes ne valent PLUS RIEN et vous devriez etre content qu'on vous propose un job gratuit qui vous permettra de faire vos preuves. Quand j'entends certain se satisfaire d'une situation même pas stable, et qu'ils ont obtenu, en avalant sans doute, force couleuvres, et aprés 5 ans d'un taf acharné, je suis assez triste mais je sais aussi qu'il n'y a pas moyen de faire autrement. Ce modéle est périmé, il arrive à échéance. La télévision peux être intéressante parce qu'on a plus d'espace pour s'y exprimer, mais il faut savoir tourner, et avoir des relations.  

Commentaire n°18 posté par jean pierre lex le 02/05/2009 à 19h05
"Quand j'entends certain se satisfaire d'une situation même pas stable, et qu'ils ont obtenu, en avalant sans doute, force couleuvres, et aprés 5 ans d'un taf acharné, je suis assez triste mais je sais aussi qu'il n'y a pas moyen de faire autrement. Ce modéle est périmé, il arrive à échéance."écrivez-vous, Jean-Pierre.
J'imagine que vous faites allusion à mon commentaire juste au dessus.

Force est de constater que les journalistes heureux, vous n'y croyez pas. Désolée, mais ce que j'ai décris n'est pas 5 ans de taf acharné mais 5 ans de plaisir à construire, avec persévérance certes, la situation professionnelle auquelle j'aspirais. Vous dites qu'elle n'est pas stable mais ça n'est pas vrai : je pige pour 5 journeaux de manière régulière et les lois nous permettent d'obtenir (en se battant parfois, c'est vrai), en cas de fin de collaboration, attestation assedic et indemnités de licenciement. Une situation instable, c'est quand on pige tout le temps pour des titres différents, pas quand on collabore régulièrement avec les mêmes titres.

Et quand bien-même, au risque de paraître audacieuce, j'aime bien l'instabilité. J'aime l'idée que je peux, en m'organisant, décidé de partir 2 mois au bout du monde. D'ailleurs je trouve que je me suis un peu enfermée dans une petite routine avec mes articles habituels et suis en train de planifier des reportages "passions" (suivre des gens pendant 1 semaine par ex').

Je crois que pour vivre de la pige aujourd'hui, il faut être passionné par son métier, super organisé, rapide, et être capable de faire des calculs (anticiper les rentrées d'argent, évaluer la rentabilité de tel ou tel article ou projet). Je pense que pour tous ceux qui ont ces 3 qualités (et qui savent écrire de bons articles, naturellement), il est tout à fait possible de faire sa place.

Quant à dire que la presse papier en est à la fin, soi-disant tuée par le web, j'en doute. Car je suis aussi une adepte du web, des blogs, des sites participatifs. Et je vois bien que le reportage de terrain et l'enquête y sont peu présent, tout simplement parce que ces formats demandent du temps, de l'énergie, et qu'ils ne peuvent donc pas être réalisés bénévolement, à la différence d'article d'opinion ou de petites actus.

Un exemple : la presse féminine. Les fashion-bloggeuses ont envahi la toile, les sites de cuisine pullulent, les forums beauté ou éducation se sont multipliés, mais les femmes continuent d'acheter Elle, Marie-Caire ou Glamour. Parce que c'est différent, ce sont des médias qui se complètent.

Je suis désolée, mais je suis une optimiste ! Ce qui ne m'empêche pas de m'insurger... contre, par exemple, le nouveau 20 ans, entièrement écrit par des stagiaires et des étudiantes, payés 10 ou 20 € la pige. Une honte. Mais, hum, ça se voit dans le résultat...
Commentaire n°19 posté par emma le 03/05/2009 à 20h10

je plussoie avec emma, même si le système de la pige est usant. je l'ai été pendant quatre ans, avant de signer un CDI dont je suis partie. Le souci avec la pige c'est qu'il est quand même difficile de trouver des collaborations stables. J'en ai eu une pendant 3 ans 1/2 jusqu'à ce que le mag cesse de paraître. Ca m'a encouragé à multiplier les publis parce que du coup je me suis retrouvée presque sans rien.  Mais contrairement à Emma, j'ai tendance à trop me disperser et n'ai pas envie de me spécialiser plus que ça. Les seules spécialités que l'on peut m'accorder sont tellement spéciales (le BMX le skate et la musique HXC) que ça ne débouche pas sur grand chose.
Il faut trouver le bon filon comme le développement durable, ce qu'emma fait très bien, mais qui perso ne m'intéresse pas.

après je ne sais pas s'il y a méthode plus qu'une autre. Il faut aussi être au bon endroit au bon moment et rencontrer les bonnes personnes. Surtout quand on est pigiste. Entre les collaborations payés en droit d'auteur ou celles où on te demande de facturer, forcément, tu fais le tri et à la fin... il ne reste parfois par grand chose. Les gens honnêtes dans ce métier sont rares.

Commentaire n°20 posté par melanie le 04/05/2009 à 10h59
Maude,

Je pense qu'il serait temps d'arreter de rêver !
Bien sur qu'on a des droits. Bien sur que le journalisme est un travail à part entière et qu'il doit être rémunéré.
Mais tu l'a su très tôt : ce métier est saturé et c'est difficile à commencer.

Comment trouver une place stable dans une rédaction quand on nous demande d'avoir déjà de l'expérience. Et pour avoir de l'expérience, il faut commencer avec ceux qui veulent bien nous prendre !
Si tu veux être reconnu pour ton travail et gagner tout de suite de l'argent...change de voie !
Commentaire n°21 posté par Romain le 05/05/2009 à 10h44
Mais arrêtez-vous cinq minutes... Ce n'est pas parce que je fais un billet critique qu'il faut me pousser directement vers la porte de sortie. Je suis désolée de vous décevoir, mais non, je ne vais pas abandonner le journalisme.
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h21
Bonjour Maude,
Je suis journaliste depuis trente ans. Issu du Cuej de Strasbourg, je n'ai connu le chômage que deux mois dans ma vie - des grandes vacances ! A la fin des années 70, quand j'ai démarré dans le métier, nous nous indignions de ce que les grandes rédactions parisiennes (Le Monde, Le Figaro...) osaient proposer des stages non rémunérés, en raison du prestige qu'ils étaient censés conférer à nos CV. A cette exception près, aucun patron de presse n'aurait eu alors l'idée de ne pas payer un stagiaire... Au fil des années, nous avons vu arriver les stagiaires d'été, main d'oeuvre corvéable à merci pour remplacer les professionnels partis en vacances. Puis se sont multipliés les CDD sous-payés, embauchés sous des qualifications fantaisistes du genre "assistant de rédaction". Aujourd'hui, tout cela est entré dans les moeurs, et les quinquagénaires que nous sommes passent pour des dinosaures lorsqu'ils suggèrent qu'on pourrait faire autrement.
La quasi-totalité des jeunes journalistes de la rédaction dans lequelle je travaille sont passés par ces étapes, correspondants, pigistes, CDD à répétition, avant d'être embauchés. Et la précarisation générale du marché du travail est telle qu'ils sont tout prêts à trouver ça normal. Ce n'est pas que le métier de journaliste qui est dévalorisé, c'est le salariat tout entier.
Dans le même temps, on voit proliférer les "journalistes-citoyens", évidemment bénévoles et fiers de l'être, qui mélangent information, commentaire, propagande, sans se rendre compte qu'ils accoutument doucement la société à toutes les libertés possibles vis-à-vis de la rigueur, de l'éthique et de la déontologie (un terme que mon précédent patron qualifiait d'absurdité, c'est tout dire).
Journaliste, c'est une profession, c'est un travail. La déclaration de Munich que tu rappelles n'a rien perdu de sa valeur... A vous, les plus jeunes, de vous battre pour la faire valoir, même s'il est à peu près impossible d'échapper à la spirale des CDD. (A cet égard, j'attends avec impatience de connaître le taux de participation à l'élection de la commission de la carte professionnelle, qui se termine le 19 mai.)
Merci pour ta combativité, et tant pis pour M. X !
Commentaire n°22 posté par Bernard Maillard le 07/05/2009 à 14h27
Et merci de livrer ce témoignage encourageant !
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h23
Ca fait du bien de voir quelqu'un qui n'a pas la langue de bois, "activité" ou "métier", c'est sûr qu'il est très louable de faire les choses par passion mais les abus sont là, et il faut bien manger, non ?! Le monsieur qui t'a envoyé cette lettre travaillerait-t-il sans être payé lui, pas sûr...
Commentaire n°23 posté par Priscilla le 13/05/2009 à 11h06
Bonjour Maud,

quelle surprise de lire ce billet! Moi qui suis une lectrice régulière j'y ai toujours apprécié le ton plein de passion pour cette profession, et il se trouve que certains de tes billets m'ont rassuré face aux doutes que l'on a quand on veut faire du journalisme et qu'on se prend des portes dans la figure.
Si même toi tu te mets à douter....

Alors, moi qui ne suis pas encore en école (mais peut être d'ici peu), je voulais à mon tour te dire:

Non, nous n'avons pas tous baissé les bras. Oui, beaucoup d'entre nous acceptent des stages sous-payés ou pas payés du tout, mais oui beaucoup d'entre nous sont en colère et comme moi, jurent qu'ils ne le referont plus!

Et puis, contrairement à ce qu'à dit quelqu'un, on ne pourra pas se passer de journalistes... La profession évoluera, mais ne disparaitra pas. Si tu aimes ce que tu fais, il faut restée concentrée sur ton objectif, à savoir en vivre! Et t'inquiètes, ça viendra!

Courage pour la suite!

Commentaire n°24 posté par Leïla le 21/05/2009 à 08h46
Ravie de voir que je ne suis pas la seule "journaliste en devenir" à penser de cette façon. Merci, et bon courage à toi également :)
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h25
salut Maud,

comme je sais que tu es de tours, je me permets
de te demander combien de temps mettent
les bus n*8 et 11 pour aller à l'iut en partant
de la gare? Je passe les épreuves de sélection
le 18 juin. Merci d'avance pour tes réponses.
Continue ton blog, il est génial!!:))
Commentaire n°25 posté par fatim le 04/06/2009 à 09h10
Bonjour,
je suis surprise de la question, mais pourquoi pas... Et bien les bus mettent environ 10 minutes pour faire la liaison, mais encore faut-il qu'un bus arrive à l'arrêt en même temps que toi. Sinon, l'attente peut aller jusqu'à 20 minutes... Bonne chance pour les concours !
Réponse de Maude ML le 15/06/2009 à 18h27

la situation est pas facile mais en tout cas je vous souhaite tous mes voeux de succès

Commentaire n°26 posté par Nicolas le 08/06/2009 à 20h39
Je suis étudiant en école de journalisme et je considère cette activité comme une passion plutôt que comme une (future) profession. Avant de tenter le concours, j'étais employé dans la fonction publique. En poursuivant sur cette voie j'aurais pu gagner bien plus d'argent que j'en gagnerai dans le journalisme. Pourtant j'ai choisi d'être journaliste pour faire ce qui me plaît vraiment, quitte à être moins payé voire à travailler bénévolement pour un média associatif (dans un premier temps)
Commentaire n°27 posté par Adrien le 27/06/2009 à 12h04
"Je profite du fait d'être encore étudiant et dépendant pour tenter de rester fidèle à certains de mes principes".

C'est ça la marge de manoeuvre des jeunes aujourd'hui. Rester dépendants pour avoir droit à une certaine liberté d'esprit, ou gagner sa vie en vendant son âme.
On rencontre un peu la même chose en école d'ingénieur ou de commerce (j'ai connu les deux). On peut être humaniste, on peut vouloir faire passer certaines valeurs avant le fric ou la rentabilité, mais on sait qu'une fois en entreprise, on n'aura d'autre choix que de s'asseoir dessus. Un jeune commercial peut avoir envie de ne pas vendre des produits qu'il sait inutiles voire nuisibles, mais c'est pas comme ça qu'on remplit ses objectifs. Un jeune ingénieur peut avoir envie de travailler dans les énergies renouvelables (à l'école on se ruait sur les sujets d'étude sur l'éolien ou le photovoltaïque) mais il trouve un boulot chez Areva ou chez Total , il faut bien  gagner sa croûte.
Un scénariste qui n'arrive pas à percer faute de moyens, se retrouve à monter des émissions de télé-réalité pour M6.
Peu à peu, tout travail qui apporte un réel épanouissement se trouve exclu du domaine économique. Et seul le pire reste rentable.
Nous ne sommes pas encore assez affamés pour ne pas accepter de faire gratuitement ce  qui a une réelle utilité , ou alors nous avons trop besoin de le faire malgré tout pour des raisons autres que gagner notre vie.

Paradoxalement, les seules choses qui ont encore une valeur marchande sont celles que personne n'est prêt à faire gratuitement parce qu'elles n'apportent aucune satisfaction, aucune fierté, aucune dignité à celui qui les fait.

Commentaire n°28 posté par L'intello du dessous le 12/08/2009 à 13h07

Bonjour Mademoiselle,

j'ai été particulièrement saisi par votre article. En effet, bien que juriste de formation, je sors d'une expérience de plus de 2 ans de web-journalisme (sur un site de glisse francophone très connu dans le milieu de la glisse). J'ai ainsi tenu une rubrique concernant le surf  et la culture surf (je suis surfer depuis près de 20 ans, ancien compétiteur etc...) et j'étais rémunéré (fort mal : entre 200 et 900 euros par mois pour un travail d'à peu près 25 heures/semaine) pour cela. Néanmoins, le mode de rémunération était des plus "rock'n roll" puisque j'ai été contraint d'ouvrir une micro-entreprise afin de facturer mes articles comme un prestataire indépendant (pour que le site ne paie pas de charges sociales). Comme vous le savez, il existe un certain nombre de règles juridiques encadrant la profession et, bien sûr, il est absolument impossible de vendre des articles de presse comme on facturerait des prestations quelconques. J'ai néanmoins accepté cette situation du fait du peu de rentabilité du site (pas de commercial chargé de vendre de la pub, seule une régie pub généraliste, peu idoine s'agissant d'une niche comme la glisse) et du fait que je débutais. Puis, j'ai fermé la micro-entreprise (j'allais devoir payer des charges plus importantes) et le site a décidé de me payer au moyen de factures agessa, mode de rémunération concernant des artistes, en fait des cessions de droits d'auteur...Illicite au possible ! 

A la suite d'un différend avec la comptable de la société propriétaire du site quant à la légalité de ce procédé, on m'a signifié mon renvoi par téléphone (je vis à la Réunion, le site est basé à Paris).

J'ai ensuite demandé que ce congédiement soit officialisé en contactant le pdg de la société propriétaire du site (direction fantôme au sein de la rédaction), lequel n'a pas répondu, ni à mon mail ni à mon courrier RAR. Re-bref, je suis sur le point d'assigner aux Prud'hommes ladite société et mon avocat (un ami en fait) tente actuellement une transaction amiable... Tout ça pour dire que sur le net, le journalisme, même exercé avec professionnalisme (j'ai reçu des messages très encourageants d'ancien rédac chef de mags de surf qui justement me trouvait très pro) est encore perçu comme une marotte,  un hobby, alors qu'on bouffe des parts de marché incroyables à la presse papier.

Journalisme bénévole ? C'est n'importe quoi. Tout travail mérite salaire sur le net ou ailleurs. Aujourd'hui, les sites pro gagnent de l'argent mais refuse de payer les journalistes. Je suis de tout coeur avec vous et j'envisage donc de créer mon propre site puisque j'ai su fidéliser mes lecteurs... Mais ça c'est une autre histoire.

PS : le pdg de la boîte en question est un ancien...journaliste économique !!!

Bon courage !

Commentaire n°29 posté par Reno le 20/08/2009 à 15h11
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