Dimanche 22 juin 2008
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20:40
C'est certainement l'amour des mots qui l'aura
guidé d'une discipline à l'autre. Du journalisme à la chanson, il n'y a qu'un pas. La preuve, Maloh l'a franchi. Ancien étudiant de l'IUT de journalisme de Lannion, il vient de sortir son premier
disque, intitulé 7200 minutes et produit par un label indépendant.
Pourquoi ce retournement de situation, pourquoi quitter le monde du journalisme alors que tant d'autres luttent pour y entrer ? "Le problème," indique le dossier de presse, "c'est
qu'à chaque fois que ses professeurs lui donnaient un sujet d'article, il inventait la moitié des événements ou situations, juste pour - dit-il - faire sonner les mots". Une drôle d'idée du
journalisme en effet ! Là où l'on apprend aux élèves journalistes à écrire "factuel" avant de travailler son style, il semble que Maloh avait aiguisé sa plume avant de s'en tenir aux réalités.
Alors sans doute vaut-il mieux qu'il ait pris le chemin de la chanson, un chemin qui, pour lui, sonne mieux...
A l'écoute, des chansons simples, une voix innocente, ça sent la fraîcheur - normal, à 21 ans - mais tout cela est encore somme toute assez classique. Le plus attrayant, et le plus prometteur
dans cette histoire - on en revient aux sources - c'est bien le travail sur les mots. De ce côté-là, aucun doute, Maloh jongle avec la langue française avec justesse et finesse, passé de poète et
de journaliste oblige !
Extrait de l'album de Maloh,
7200 minutes :
"
C'est grave docteur ?" en version accoustique à deux guitares.
En savoir plus sur cet artiste :
- Vous pouvez visiter sa page MySpace, où l'on peut écouter quelques uns de
ses titres,
- Son dossier de presse au format PDF, est assez complet (normal, il
connaît bien le sujet !),
- Et son site internet, pour tout connaître de son actualité...
- Sinon, pour moins de com' et plus de vraies critiques, jetez un coup d'oeil à l'aDr-'s blog,
- Et au site guitariste.com qui a
choisi Maloh comme coup de coeur pour participer aux Guitares pour l'enfance, en septembre
prochain.
Par Maude ML
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Lundi 19 mai 2008
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11:00
"Pablo, t'as tout filmé ?! Dis moi que t'as tout eu, putain !"
Salué par la critique et primé aux festivals de Sitges et Gerardmer, Rec met en scène Angéla Vidal, une jeune journaliste de la télévision locale. Dans son émission, intitulée Pendant que vous dormez, elle relate le
quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Un soir, accompagnée de Pablo, son caméraman, elle est en immersion à la caserne des pompiers. La nuit semble calme, jusqu'au coup de fil d'une vieille
dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. Angéla est ravie : son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle
n'imagine pas à quel point.
Le film tourne rapidement à l'horreur. Tous les occupants de l'immeuble sont mis en quarantaine à l'intérieur, dans un total manque d'information. Une panique générale se déclare, tandis
que la caméra, portée à l'épaule, devient le seul objet-témoin du drame.
Sur allociné.fr, les réalisateurs Jaume Balaguero et Paco Plaza expliquent qu'ils ont "décidé de
raconter cette histoire comme un reportage télévisé en direct, de tourner en "live" avec l'horreur qui survient en temps réel, sans possibilité de stopper le récit. L'idée était de laisser
l'action se développer devant les yeux du spectateur. Comme si tout ce qui se passait à l'image était vraiment en train de se dérouler, avec le minimum d'élipses temporelles."
Le rôle du cameraman, Pablo, est donc prépondérant. Si l'on ne voit jamais son visage, c'est pourtant à travers ses yeux et à travers l'objectif de sa caméra que se déroule toute l'action. Les
quelques zooms incontrôlés, la balance des blancs parfois imprécise, ou bien encore la mise au point qui s'ajuste maladroitement, ne font que renforcer l'idée de faiblesse du journaliste et son
humanité.
Le reportage avant tout
"Fuir, se cacher. Mais ne jamais cesser de filmer." Telle est pourtant la devise du film. Un cliché à l'image des deux jeunes journalistes, qui se laissent porter par les événements,
dans une jouissance macabre. Et tant pis pour le voyeurisme : "Je vous ai dit de couper votre caméra ! Un peu de respect, tout de même !"
Une remarque réaliste, car la spontanéité d'un scoop vécu en direct procure aux journalistes une excitation certaine. Nombreux sont les journalistes dont le premier réflexe est de se réjouir face
à un événement de grande ampleur - "Chouette, ça va me faire un bel article !" - et ce même dans des circonstances dramatiques. On se souvient ainsi de David Pujadas, lors des attentats
du World Trade Center en 2001, qui avait laissé échapper un "Génial !" en voyant un nouvel avion percuter la deuxième tour, alors que des caméras continuaient de tourner.
En trame de fond, ce film offre donc une critique du journalisme avide de sensations fortes, dont les professionnels sont blasés, aiment les informations racoleuses, que plus rien ne choque et
qui donneraient tout - quitte à mettre leur propre vie en danger - pour obtenir LE scoop de leur carrière.
Lectures parallèles :
- Une interview de Philippe
Buffon, reporter-cameraman, publiée sur boncap.com, guide internet de l'image : " Ce qui nous pousse à nous mettre dans des situations invraisemblable c’est la recherche du
scoop, du document inédit, de l’image forte et cela n’est réalisable que grâce à l'adrénaline et uniquement l'adrénaline."
- Une réflexion de Françoise Tristani-Potteaux, enseignante à l'Institut français de presse (IFP - Paris) sur les Chercheurs et médias
: de la divergence des pratiques au choc des éthiques.
Par Maude ML
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Lundi 30 juillet 2007
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11:48
135 films, trois Césars... j'avoue ne pas connaître la filmographie intégrale de Michel Serrault, mais voir sa bouille à la fois bougonne et aimable apparaître à la télévision me
donnait toujours envie de m'attarder un peu devant l'écran.
J'avais, comme beaucoup d'autres, regardé "La Cage aux Folles", avec un
grand délice ponctué d'immenses éclats de rires, ce film qu'il interprétait avec beaucoup d'humour et de courage. Peu se seraient risqués à jouer un tel rôle.
La disparition de Michel Serrault me touche. Et je salue à mon tour ce grand acteur, qui a tiré sa dernière révérence cette nuit.
Photo AFP
Par Maude ML
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Lundi 5 mars 2007
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/2007
10:38
Henri Troyat, de son vrai nom Lev Aslanovitch Tarassov (selon le calendrier orthodoxe) à
Moscou, est, né le novembre 1911 mort le 2 mars 2007 à Paris.
Cet écrivain français d'origine russe/arménienne, romancier et biographe, a écrit plus d'une centaine d'ouvrages. Il fut élu membre de l'Académie française en 1959, à la place de Claude Farrère.
En 1938, il obtient le Prix Goncourt pour son roman L'Araigne.
Par Maude ML
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Samedi 20 janvier 2007
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01:22
La 19e édition du festival "Premiers plans" d'Angers a été lancée hier soir, et prendra fin le dimanche 28 janvier. Dix jours intenses dédiés au cinéma et à ses passionnés :
avant-premières, rencontres avec les professionnels, lectures de scénarios, ateliers pédagogiques pour les plus jeunes... Seule critique : impossible d'assister à tout, et on ressort forcément
frustré de ce festival.
Nathalie Baye,dans le hall
du Centre de Congrès d'Angers,
peu avant le début de la soirée
d'inauguration et la projection
en avant-première
du film "Mon fils à moi",
de Martial Fougeron, où l'actrice
tient l'un des rôles principaux.
J'ai eu la chance d'assister, dans le parterre presse (merci le stage), à la soirée d'inauguration du festival, où était présenté en avant-première le film "Mon fils à moi", de Martial Fougeron
et avec Nathalie Baye dans l'un des rôles principaux. Un petit bijou que le premier film de ce réalisateur, et je ne préfère ne pas trop en parler, de peur d'utiliser les mauvais mots... mais je
vous le conseille vivement ! (sortie en salles le 7 mars)
"Mon fils à moi"
pitch par allocine.fr
Julien est un garçon en début d'adolescence. Sa mère, sévère et possessive, est sujette à de brusques sautes d'humeur. Négligée par son mari, elle reporte tout son amour sur son fils,
surveillant scrupuleusement chacun de ses faits et gestes. Malgré quelques moments de complicité, Julien, docile et soumis envers sa mère, se renferme de plus en plus...
Par Maude ML
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